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portraits d'entreprises
Quescom à Sophia : une question de ressources humaines
Pourquoi Quescom, cette start-up parisienne pleine de promesses, a-t-elle choisi de se délocaliser et de venir grandir au soleil de la Côte d'Azur ? Réponse de Philippe Oros, son Pdg : "c'est vraiment une question de ressources humaines. Sophia Antipolis étant un centre européen d'innovation, il est plus facile d'y faire venir des ingénieurs. Quand nous avons envisagé, à Vélizy où nous étions alors, la perspective de délocalisation sur le Sud, tout le monde a été séduit. D'autres éléments bien sûr ont joué dans notre décision : la présence d'un pôle télécom important et une renaissance du site à laquelle on assiste depuis un an et demi."
Quescom, 35 personnes aujourd'hui, vient ainsi s'intégrer parfaitement dans la Telecom Valley azuréenne. Sur le marché émergeant de la voix sur IP (Internet Protocol), elle a pris une position originale. Elle propose aux opérateurs de télécommunications et aux entreprises des solutions complètes (serveurs et logiciels) pour la téléphonie sur le Net. L'avantage de son offre tient dans le fait qu'il n'est pas nécessaire de changer les systèmes existants et notamment les autocommutateurs, la partie la plus chère du système. Créée en juin 1999, Quescom avait pu réussir une première levée de fonds à 7 millions de dollars à la fin de 1999 avec Cross Atlantic Ventures, SGAM et Sofinnova, trois sociétés de capital risque. Ses premiers produits sont sortis en octobre 2000 : des serveurs et des logiciels pour entreprises et fournisseurs de services internet. Une seconde gamme, destinée à des PME pour des volumes d'appels plus petits, sera livrée dans le courant du premier trimestre. Aussi, le gros projet aujourd'hui, c'est la commercialisation. Un second tour de table à 20 millions de dollars est en préparation pour février-mars. Il permettra à partir de Sophia, de lancer l'offensive commerciale de suite sur l'Europe et d'attaquer le marché américain à la fin de l'année.
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UDCast : des logiciels pour l'Internet par satellite
"Tout a été très vite", explique Didier Tymen, le Pdg d'UDCast, une nouvelle start-up sortie du projet de recherche RODEO (recherche sur les réseaux à haut débit) de l'INRIA de Sophia Antipolis.
"J'ai rencontré les quatre autres fondateurs en avril 2000. La société a été créée en juin. Nous avons levé 12 millions de francs en novembre. Aujourd'hui, nous sommes au nombre de 14. Nous serons 16 le mois prochain. Nous devrions être une quarantaine de personnes d'ici trois ans."UDCast, de plus, a déjà des contrats. "Nous éditons des logiciels qui permettent d'assurer par satellite la transmission de données sur Internet", poursuit Didier Tymen, un ancien de Sun Microsystems. Ces logiciels sont vendus à des entreprises qui développent des applications et des services. Nous avons ainsi signé le 15 janvier 2001 un contrat important avec Alcatel Space qui cherche à développer des applications autour des satellites multimédias."
"Un des problèmes du satellite, c'est qu'il n'y a pas de voie de retour (le satellite envoie des données reçues sur une antenne parabolique classique, mais l'utilisateur ne peut pas renvoyer sur le satellite). Il faut donc mettre en place des protocoles permettant d'assurer ce retour par voie terrestre". D'autres modifications sont également nécessaires pour gérer un délai de transmission plus important (400 ms au lieu de 100), pour assurer la sécurité du "transport" (cryptage et authentification), pour administrer le réseau de routeurs, etc.
Sur tous ces points, UDCast a apporté des solutions innovantes. Ce qui permet à la jeune société d'envisager un déploiement sur les Etats-Unis et l'Asie où la technologie qu'elle a développée viendrait intégrer le satellite dans le marché de l'internet haut débit.
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Tradissime.com : la France des artisans sur le Web
Devenir la market place de l'artisanat français : ils en rêvent Arnaud Poulain et Mike Liu avec leur site d'e-commerce au joli nom de Tradissime.com. Tous deux étudiants du Ceram, ils ont monté ce site de commerce électronique à la force des poignets, investissant leurs économies. " Avant de reprendre des études j'avais travaillé comme "master franchiseur" à Herbier de Provence, explique Arnaud Poulain. Nous avons aussi choisi ce créneau de la tradition parce que les produits français sont très appréciés à l'étranger. Notre cible ce sont d'ailleurs les étrangers francophiles notamment aux Etats-Unis ou en Asie ainsi que les expatriés." Arnaud et Mike ont cheminé pas à pas. Ils ont suivi la spécialisation e-business du Ceram avec Muriel Walas, ont établi un business plan avec un autre professeur, Hervé Gasiglia, puis ont bénéficié de l'incubateur lancé par l'école. Quelques coups de pouces aussi : l'obtention du passeport Entreprendre en France à la CCI de Nice Côte d'Azur; le prix Ernst & Young, etc.
"En janvier 2001, note Mike Liu, nous avons pris un bureau à Nice et lancé notre site. Il a été conçu comme un village dans lequel l'internaute circule et entre dans la boutique des artisans au gré de ses envies. Une option fondamentale a été prise : celle de centraliser tous les produits afin d'assurer des commandes groupées et d'avoir la maitrise des livraisons. Actuellement près de 300 produits (épicerie fine, poteries, tissus, etc) peuvent être commandés et payés en ligne (la sécurité des paiements a été assurée par le biais d'un partenariat avec la Caisse d'Epargne)". Restent encore des challenges à réussir : faire connaître le site, élargir le cercle des bons artisans de Provence Côte d'Azur, puis étendre le modèle à d'autres régions de France. Un travail de longue haleine, forcément.
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