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Castify Networks : les thésards d'Eurécom à l'oeuvre
L'équipe Bac+8 ! Difficile de reprocher à Castify Networks (Sophia Antipolis), de ne pas réunir suffisamment de matière grise... La société, qui a mis au point Castify DirectBeam, un système logiciel sophistiqué permettant d'améliorer la diffusion de contenus audiovisuels sur Internet, aligne aujourd'hui six docteurs spécialisés en réseaux informatiques et télécommunications. Fondé par quatre thésards d'Eurécom (Jorg Nonnenmacher, le Pdg ; Jakob Hummes, directeur technique; Jamel Gafsi, directeur du développement et Lukas Anliker, architecte réseau), Castify Networks est l'une des start-up les plus prometteuses de la technopole. Forte d'une levée de 30 millions de francs cet été, la société a étoffé l'équipe. Elle l'a diversifiée avec l'arrivée de l'ancien directeur d'Andersen Consulting de Sophia, Gunter Schmidt-Taube, et a renforçé le potentiel technique (techniciens spécialisés routage, gestion de réseaux, serveurs vidéo, génie logiciel, etc). "Nous construisons la maison brique par brique" note Jamel Gafsi.
Mieux. Castify Networks, qui vise un chiffre d'affaires de 350 millions de francs dans quatre ans, a déjà réussi à gagner ses premiers contrats auprès des opérateurs télécoms, sa "cible commerciale". Un premier test avec un opérateur suisse s'est montré concluant et a permis une première vente du système. Un autre contrat est en cours avec un opérateur satellite. Le marché, avec l'explosion de la vidéo sur Internet, est en tout cas énorme. Castify, qui résout le problème de saturation des serveurs et offre le plein écran pour la vidéo sur le Net, compte bien s'y tailler la part du lion.
Lespectacle.com se recentre sur la production de web-clips
Il faut savoir parfois changer de positionnement en cours de route. C'est ce qu'a fait Claire Germouty avec Lespectacle.com. Le concept de base était celui d'un site B to B (Business to Business) dédié au référencement des professionnels du spectacle. Une sorte de "marketplace" pour cette industrie. "Sur ce créneau il y a beaucoup de concurrence. Nous avons préféré nous associer à l'ANPE spectacle dans ce domaine. En revanche nous nous sommes recentrés sur les compagnies de spectacle, les lieux et autres sites culturels".
La start-up a ainsi réalisé pour "Lire en fête" des web-clips littéraires avec extraits de livres lus par des acteurs de renom (Jacques Weber) et des mises en scène avec animation flash. "Nous nous sommes positionnés comme producteurs de contenus pour les professionnels de spectacle et pour les sites culturels. Ils sont demandeurs de micro clips de 30 secondes à 1 minute qui permettent une consultation rapide sur le Web et peuvent être diffusés par Cédérom.
Lespectacle.com prépare ainsi le printemps des poètes avec d'autres clips littéraires, travaille avec Caroline Carlson pour la promotion de son spectacle en créant un dossier de presse multimédia. La société se lance aussi dans la co-production pour une pièce sur scène et sur Web. "J'étais productrice de documentaires à la télévision et je reviens à la production en mettant un pont entre Internet et le spectacle vivant", explique Claire Germouty qui a quitté Cannes pour Paris, mais reviendra en décembre au Sommet du Capital risque pour tenter sa seconde levée de fonds.
123Campus, le site étudiants
Une idée à la base de 123Campus, site Web créé par Thibaut Jacquier, (photo) un étudiant du Ceram : les étudiants parlent aux étudiants.
"Le constat avait été facile, raconte ce dernier. Nous avons interviewé 800 étudiants par mail. Tous nous ont dit qu'ils allaient sur le Net pour s'amuser, se détendre et rigoler plutôt que pour leurs études. L'idée de créer un site à leur intention est venue en août 1999. J'ai travaillé seul jusqu'en mai 2000, date à laquelle l'équipe s'est étoffée avec l'arrivée de mon frère Benoit, informaticien, de Nagissa, une étudiante à Sciences Po Aix, la littéraire, et de Vincent, le commercial de l'équipe." Une SARL a ainsi été lancée en mai 2000 par les quatre amis avec ce qu'on appelle le "love money" : un peu d'argent de chacun, les parents, des prêts personnels. Le site a été ouvert à la rentrée 2000.
"Nous avions beaucoup travaillé les campus. Le trafic est monté rapidement : 2.500 visiteurs uniques et 50.000 pages vues en deux semaines," annonce Thibaut Jacquier. Reste que la création de contenu demande du souffle et du monde. Faute de fonds pour pouvoir embaucher, les quatre étudiants, même en travaillant 70 heures par semaine, ont du mal à remplir toutes les rubriques : un mélange d'informations pratiques, de gags vidéo, de "chat" autour d'un thème donné, d'annonces de co-voiturage, co-location, d'interviews d'étudiants, de référencement d'associations étudiantes, etc. D'où aujourd'hui la recherche soit de fonds de capital-risque (4,5 millions de francs recherchés), soit d'un rachat par un site portail qui intégrerait le contenu et permettrait d'étoffer l'équipe. L'aventure continue...
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