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E-Santé : le grand tournant de HealthCenter
Ce n'est pas seulement un changement de nom, mais bien un renversement complet de stratégie que réalise aujourd'hui Focus Imaging (Sophia Antipolis).
En juillet 2000, Focus imaging est devenu HealthCenter Internet Services parce que le marché à changé. Filiale de l'Américain Focus Graphics installée à Sophia Antipolis en 1993, elle avait été créée par des chercheurs de l'INRIA spécialisés dans l'imagerie médicale."Notre société développait des logiciels pour Focus Graphics, logiciels permettant notamment de mieux cerner les risques d'accidents cardiaques (la gamme des Cardiomatch, Cardio-report, Cardiomana-ger)", explique Gérard Mihiet, le directeur général Europe de l'entreprise. Mais nous nous sommes aperçus que la fourniture de licences logicielles tendait vers un nouveau modèle : le paiement à l'usage, la mise à disposition d'infrastructures sécurisées et la fourniture de services." Le grand renversement de cet été tient dans cette mutation. HCIS, à partir du centre de recherche et développement sophipolitain, continuera certes à éditer des logiciels médicaux. Mais de plus en plus il se développera sur les services. Le joint-venture signé cet été avec Lucent technologies va dans ce sens.
Des méga data centers médicaux
HCIS se positionne désormais comme un CyberCarrier de l'e-santé, c'est-à-dire comme un fournisseur mondial d'infrastructure santé hautement sécurisée sur Internet haut débit. A la clé, toute une nouvelle panoplie de services. La société se propose d'héberger les données médicales dans d'énormes "data centers", de les transporter en assurant la confidentialité totale, de fournir les applications logicielles à la demande.
Elle compte également renforcer les services de télémédecine pour partager les images médicales et élever le niveau de diagnostic. Tout un programme qui permettra de développer le site de Sophia (employant 35 personnes actuellement, il devrait doubler très rapidement) mais qui demande de gros capitaux.
La raison d'une entrée en bourse au Nouveau Marché de Paris, entrée qui, si elle n'a pas eu lieu en septembre comme prévu en raison du mauvais climat boursier (Nasdaq en tête), devrait se faire avant la fin de l'année.
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La 3ème boite noire de Vidair (Cannes-Mandelieu)
Alexander Papenberg, le gérant de Vidair SARL, c'est le commercial volant. Son bureau est au pied des pistes de l'aéroport Cannes-Mandelieu et la société dispose d'un avion d'affaires.
Quoi de plus rapide pour monter en Allemagne où se trouve la maison mère ou pour visiter les clients en France. "Sur Toulouse une implantation commerciale aurait été marquée Airbus. Or nous discutons aussi avec Boeing, Embraer et les autres constructeurs. Nous avions donc opté pour Sophia Antipolis. La société, créée en 1997, a pour domaine d'activité tout ce qui touche à la sécurité aéronautique. Nous travaillons donc sur l'électronique et l'informatique. Proche de Sophia et d'un aéroport, Cannes-Mandelieu était idéal."
Le produit phare aujourd'hui de Vidair, tient dans la 3ème boite noire. L'accident du Boeing d'Egypt Air a montré la nécessité d'enregistrements complémentaires. "Le pilote a-t-il tenté de se suicider ? Si nous avions eu des enregistrement vidéo du cockpit, nous l'aurions su, note Alexander Papenberg. La troisième boite noire, qui sera obligatoire sur les avions neufs à partir de 2002, permet d'enregistrer des images. Elle tourne autour d'une "puce géante" de 1 Gigaoctets en liaison avec plusieurs caméras". Le DFVR (Digital Flight View Recorder) a d'ailleurs déjà été choisi par Airbus pour l'évaluation et les essais de l'Airbus 340. Ce n'est pas le seul "produit". Vidair travaille également sur le secteur militaire, médical (un coffre avec écran, caméra et sonde pour diagnostic à distance dans le cas d'un passager malade en vol) et déborde même sur l'automobile en mettant au point un système révolutionnaire anti-collision pour les prochaines Mercedes Classe S.
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