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Rien ne prédestinait les anciens terrains maraîchers des "jardins du Var" à devenir le second aéroport de France. Rien, sinon la grande persévérance de la Chambre de Commerce et d'Industrie Nice Côte d'Azur qui ne cessa de s'impliquer dans le projet. Simple aire de démonstration au début du siècle, le Capitaine Ferber y faisait tourner un aéronef (planeur à moteur "La Ratapignata") sur une grue en 1901, le terrain attendit encore la fin de la deuxième Guerre mondiale pour s'ouvrir à l'aviation civile et commerciale sous l'appellation de "Nice-le-Var".
En 1946, une seule compagnie, Air France, assurait une liaison directe Paris - Nice qui durait en moyenne 5 heures à bord d'un Junker. En 1957, l'aérogare fut achevée et couvrait 163 hectares. Mais, à cette date, les conditions de son amélioration se précisent et tous les acteurs locaux prennent conscience de cet atout. Le 24 janvier 1956, un arrêté interministériel octroyait la concession d'outillage public à la compagnie consulaire. Dès lors, "la Saga de la Chambre de Commerce" selon le mot de Gilbert Stellardo, un de ses présidents, pouvait commencer. En 1972, la piste de 2700m sur 60m va être portée à 3000m et doublée par une piste de secours de 1700 sur 40. Depuis, Les aménagements se sont succédés : construction du Terminal 2, rénovation du Terminal 1, division de l'aire d'embarquement pour permettre aux passagers à destination des pays signataires des accords de Schengen de prendre l'avion séparément, création du Centre d'Affaires sur le Terminal 1, extension du Terminal 2… Autant d'investissements nécessaires pour adapter l'aéroport aux nouveaux besoins de ses utilisateurs.
Marque de confiance de l'Etat sur la gestion consulaire, un mémorandum était conclu, le 20 octobre 1995, établissant par avance le principe de renouvellement de la concession.
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