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Médiaroma, acteur de l'industrie aromatique grassoise
Chimiste de formation, Roger Patimo travaille depuis 10 ans à Grasse en tant que responsable logistique dans une multinationale du secteur de la parfumerie, lorsque cette dernière décide en 1995 de délocaliser sa production à l'étranger. Il ne lui reste alors qu'une alternative : partir ou démissionner. Il a décidé de Créer Médiaroma.

" Après être descendu de la région parisienne 15 ans auparavant, il n'était plus question pour moi et ma famille de quitter le Sud, j'ai donc pris la décision de créer ma propre entreprise. " C'est le moment où fleurissent les sociétés dites de nouvelles technologies, mais Roger Patimo flaire la bonne direction. " J'ai su tirer profit de mon expérience professionnelle dans l'industrie des arômes pour me positionner sur le marché. Le poste que j'occupais m'a permis de tisser un réseau relationnel non négligeable, aussi bien du coté des clients que des fournisseurs. J'ai donc tout naturellement orienté l'activité de "Média-roma" vers le négoce de matières premières pour parfumerie et arômes alimentaires. "
Médiaroma conclut en 1998 un accord avec l'entreprise milanaise Novachem Aroma-ticci, qui est un des plus gros distributeurs de matières premières du secteur. " Par l'intermédiaire d'une de mes relations, j'ai appris que la firme Italienne recherchait un agent commercial pour développer son activité sur toute la France. J'ai posé ma candidature".
Les Italiens l'ont d'autant plus facilement accepté que Grasse comptabilise à lui seul 80% du marché français. Depuis la fin 2000, Mediaroma représente une nouvelle concession de matières premières : Quest international, qui réalise des molécules différentes de celles de Novachem.

L'exception Carrefour

L'activité de départ de la société n'a pas été immédiatement le négoce de matières premières. "Mon premier réflexe a été l'élaboration, la création et la conception de produits finis", explique Roger Patimo.
"Si cette activité n'était pas si sporadique je m'y tiendrais volontiers. Malheureusement sur 50 projets un seul a abouti." Cela n'a pas empêché Médiaroma de mener à bien celui qu'il avait engagé avec l'enseigne Carrefour.
L'entreprise n'a pas hésité à forcer la porte du géant de la grande distribution pour présenter non seulement un produit fini mais également un concept : "Je leur ai proposé d'offrir à leurs clients, à l'occasion de moments clés comme Noël, la St Valentin ou encore la fête des Mères, des petites fioles de parfum exclusif . L'idée à séduit".
A la lecture des chiffres de l'activité négoce (61 tonnes de matières premières négociées en 1998, 161 tonnes en 1999, 252 tonnes en 2000) " Mediaroma " s'affiche au bout de 5 ans comme une success story. " La réussite repose essentiellement sur la mise en confiance de mes principaux clients -Charabot, Manne ou Robertet- sur les prix pratiqués et le suivi qualité", conclut avec modestie Roger Patimo.

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