
IMA (Nice) : être N°1 du tissu non tissé
Packaging, arts de la table, vêtements de travail à usage unique : les applications du tissu... non tissé sont multiples. IMA développe depuis la Côte d'Azur sa gamme "Patricia M.".
La première activité d'International Medical Assistance, est comme son nom l'indique est le secteur médical. Créée en Suisse par Patrick Mendjisky, lui-même issu de l'industrie pharmaceutique, cette PME réalise sur l'ensemble de sa distribution mondiale 77 M.E de chiffre d'affaires global (80% dans le médical) et dispose d'implantation en Grande-Bretagne, en Espagne ; également en Italie et en Tunisie ou sont implantées les unités de production du fameux tissu non tissé, à la base de toute l'offre de l'entreprise.
"Dans la santé, ce produit a su prendre toute sa place : depuis les blouses et bonnets jetables des visiteurs, il équipe désormais les unités de chirurgie, indique Patrick Mendjisky. Et il cumule plusieurs avantages pour ces professions : usage unique, donc plus de risques de transmission de germes microbiens, prix compétitif, et bonne résistance. Sans oublier l'économie réalisée sur l'entretien. Car décontaminer un vêtement clinique selon les normes revient cher." Issu de grains de polyéthylène transformés en fibre assemblée sans tissage, le produit est de plus hypoallergénique.
Des avantages également reconnus dans bien d'autres domaines, par exemple le packaging, les arts de la table, les transports (appuis-tête, etc.) sans oublier la coiffure, l'esthétique... La clientèle est aujourd'hui très sensible à la propreté, l'usage unique. Ainsi, IMA, qui développe ses produits (hors médical) sous la marque commerciale "Patricia M." produit 10 millions de peignoirs par an! Parmi ses clients, la plupart des grandes chaînes de la coiffure. "En fait, souligne Patrick Mendjisky nous pouvons tout faire aujourd'hui : nos produits sont fabriqués à Florence, puis assemblés en Tunisie (le grammage varie de 15 à 150 gr/m2). Nous pouvons proposer 300 couleurs différentes, faire tout type d'imprimés et bien sûr de la sérigraphie. Tout est possible. Le montage s'effectue par thermo-soudure ou piquage traditionnel et c'est très résistant. La qualité de nos produits a beaucoup évolué, nous travaillons même sur des prototypes des robes de mariée!"
Le choix de la Côte d'Azur
A Nice, travaille l'équipe commerciale et le studio imaginant les prototypes. Objectif : diversifier de plus en plus les applications. "Nous souhaitons monter aussi un petit atelier de retouche, mais j'ai bien du mal à trouver les piqueuses professionnelles dont j'ai besoin, précise Patrick Mendjisky, qui cherche également un show-room permanent. Si j'ai choisi la Côte d'Azur pour développer notre marque, c'est parce que je suis niçois et que j'aime cette région.
Mais aussi parce que l'Italie est directement accessible, par la route, qu'il y a un aéroport international. Plus à Sophia, l'environnement technologique et technique nécessaire à notre activité. Nous effectuons en outre des test commerciaux auprès des professionnels locaux des métiers de bouche. Et je peux vous dire que les bouchers sont séduits! Quand on doit changer de tablier 2 fois par jour, l'économie sur l'entretien est importante. A l'issue de ce test, nous visons 50% du marché local, soit environ 12.000 pièces par mois...
 
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