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Septembre 2002
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CDCK : mieux sécuriser la carte de crédit

  

Assurer la sécurité des transactions sur Internet, c'est bien. Mais pour Dominic Laage, le Pdg de CDCK, une start-up sophipolitaine, ce n'est pas suffisant pour sécuriser la carte de crédit.

"Ce n'est pas sur le Net que sont subtilisés les numéros de carte bancaire, mais essentiellement dans la vie réelle, affirme le dirigeant de CDCK. Quand on donne sa carte chez un commerçant, un restaurant, au péage de l'autoroute, quelqu'un de malveillant peut toujours prendre votre nom, numéro, date d'expiration et s'en servir pour des achats par téléphone ou minitel". Sa société, fondée en avril 2000, a donc abordé le problème autrement. Avec un principe simple : celui du "on" et du "off". Dès qu'elle n'est pas présentée à un commerçant avec la sécurité du code secret la carte est bloquée par défaut. Elle est "off". Pour la débloquer afin d'effectuer une transaction à distance, par internet ou téléphone, il faut à chaque fois une autorisation explicite du porteur. Deux moyens : à partir d'un ordinateur, l'authentification est assurée avec un mini CD Rom; à partir d'un téléphone, elle se fait en tapant ses identifiant et mot de passe.

Sur ce concept, Dominic Laage, qui a travaillé pendant plus de 22 ans dans la Silicon Valley, a trouvé des investisseurs français autour de Robert-Louis Dreyfus, ancien CEO d'Adidas et actuel chef de file du groupe LDCom. En juin 2000, un premier tour de table de 1,06 million d'euros a été réussi, suivi d'un second de près d'1 million d'euros en février dernier. Depuis, CDCK a obtenu le label européen Eureka, une aide à l'innovation de 480.000 euros et a été reconnu par l'ANVAR comme entreprise innovante.

Onze personnes travaillent depuis janvier à Sophia Antipolis pour l'élaboration de deux "pilotes" : l'un pour le système de paiement sécurisé aux normes françaises en collaboration avec des banques de la Polynésie; l'autre pour tester le système sur des standards monétiques étrangers avec la banque grecque Egnatia. Une première phase pratiquement terminée.

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