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Avril 2002
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Ce sont des locomotives !


Ces commerçants azuréens sont un peu à part : leur notoriété contribue à attirer dans leur rue ou leur quartier une clientèle qui profite aux autres commerces environnants. Portraits de quelques "locos" à Villefranche-sur-Mer, Nice ou Juan-les-Pins...

"Avant, cet ancien quartier de Villefranche-sur-Mer était considéré comme mort et peu de commerces voulaient s'y installer, explique Paul Breuza, patron du restaurant Joïa à Villefranche-sur-Mer. Depuis que notre restaurant à ouvert ses portes rue du Poilu au printemps 2001, d'autres ont suivi !" En effet, l'artère -peu fréquentée par le public car en retrait du bord de mer - celle-ci semble renaître. "Nous-mêmes, nous avons été surpris de ce revirement, d'ailleurs au début nous ne pensions ouvrir qu'en saison, avant de constater que la fréquentation n'accusait aucune baisse : nous sommes donc ouverts même l'hiver !"

A la base de cette réussite un concept de restaurant tendance qui mixe, décoration, rapport qualité prix, ambiance festive et équipe sympa. " Désormais nous faisions partie du parcours " branché " des nuits azuréennes et nous drainons une clientèle de Monaco à Cannes qui avant ne s'arrêtait pas à Villefranche-sur-Mer. D'ailleurs, face à ce succès la mairie nous fait du pied pour l'aider à mettre en place des projets festifs" !

Un cousu très courru

" Quand il y a des voitures garées en double file dans la rue, je plaisante souvent avec le vétérinaire situé à côté : ce sont soit ses clients, soit les miens, explique Gilbert Jeanneret, cordonnier à Nice. "La Cordonnerie Neuchateloise " a été créée par son grand-père en 1918, c'est dire si Gilbert Jeanneret, titulaire du Mercure d'Or, connaît bien la rue Gubernatis ; Il y a encore quelques années il n'y avait pas de grands commerces dans la rue. Aujourd'hui de belles boutiques viennent s'installer, des deux côtés de l'avenue Gioffredo.
"Mon enseigne a sans doute participé au développement de la rue. Car aujourd'hui il n'y a presque plus de cordonniers dignes de ce nom et le public vient donc ici spécialement pour moi. j'ai des clients de Monaco, Menton, Cannes, Antibes et même Fréjus ! Je travaille dans la réparation de chaussure de luxe et diffuse depuis quatre ans des souliers de grandes marques. Ma clientèle haut de gamme en visite est donc atout pour le quartier ! " Son crédo : outre le savoir faire de l'artisan, il y a aussi le métier de commerçant qu'il faut prendre en compte. "Le commerçant vit pour et par son client. L'accueil est très important. C'est au commerçant de dire d'abord bonjour à son client, on l'oublie beaucoup. Comme un sourire, une attention même si on ne peut pas le servir immédiatement. Notre rôle est très important, nous ne sommes pas là que pour vendre, nous devons aussi offrir un service qui ne se monnaie pas, les relations humaines ! "

Ils fleurissent la vie du quartier

En 1993, les trois frères Barelier arrivent à la rescousse pour aider leur mère à sauver son commerce de fleurs du Square du Lys à Juan-les-Pins, qui périclite. " La société était déficitaire et nous avions à faire face à un redressement fiscal, explique Emanuel Barelier, l'aîné. Depuis, le C.A a repris et suit une progression constante." En effet, Roni Fleurs est devenu un spécialiste réputé de la composition florale dont les créations (et les petites attentions, car ici on vous offre une rose ou une orchidée pour tout achat de fleur) séduisent une clientèle de plus en plus large : une réputation qui dépasse largement la seule commune.

" Nous nous sommes tous les trois donnés à fond et nous sommes ouverts tous les jours de 8 heures à 20 heures ; Si à l'origine ce n'était pas notre métier d'être fleuriste c'est devenu une passion et il est apparu que le magasin était toute notre vie". Roni fleurs a imposé une nouvelle image. Celle d'une équipe conviviale, jeune dynamique et surtout, très créative. Si le square du Lys est un quartier dynamique en matière de commerce de proximité, celui-ci manque d'impact visuel pour attirer le chaland. La belle terrasse fleurie du matin au soir des frères Barelier dynamise l'agrément commercial de tout un secteur. "Et comme nos clients viennent aussi de Cannes, Golfe-Juan, Mougins voire du Var, quand ceux-ci sont dans le quartier ils en profitent souvent pour faire le tour des autres commerçants."

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