
Haut et moyen pays : la Saga Servella : commerçants de père en fils depuis 80 ans
En moins d'un siècle, cette famille originaire de Castagniers est devenue une véritable institution du moyen pays azuréen. Restauration, hébergement, résidence de vacances… Tout est fait pour que les clients se sentent chez eux. Et la recette plaît.
Les premiers repas servis par un Servella remontent à 1921. À cette date Joseph, le grand-père ouvre une auberge d'hôtes. À l'étage, restauration des agriculteurs et des voyageurs, au rez-de-chaussée, ravitaillement des chevaux ! Ce n'est qu'à la fin des années 50, sous l'impulsion de son fils, Vincent, que ce modeste établissement de village va devenir un véritable complexe hôtelier. Au fil du temps, le restaurant gagne 5 salles de banquets pour une capacité de 600 convives.
À la restauration s'ajoute l'hébergement. Un hôtel de 40 chambres puis une résidence hôtelière de 30 studios sont construits dans un parc de 2 hectares. Et aujourd'hui, le complexe Servotel attire de plus en plus de monde.
Un succès qui, explique Vincent Servella, tient en peu de points. " D'abord, nous sommes du pays. Nous avons marié les grands-parents, les parents et les enfants de nombreuses familles de la région. Plus que des clients nous recevons des amis! Ensuite, la cuisine locale que nous mettons à l'honneur… L'accueil, enfin: les clients doivent se sentir chez eux ".
Aimer faire plaisir est bien le maître-mot des Servella et de leurs 25 salariés permanents qui font également un peu partie de la famille. Et la réputation de cet esprit convivial et familial a dépassé depuis longtemps les frontières de l'arrière-pays niçois. " Nous réalisons 25 % de notre chiffre d'affaires avec une clientèle étrangère très fidèle, composée principalement de Belges, de Suisses et d'Allemands".
Et l'histoire n'est pas prête de s'arrêter. Les trois enfants de Vincent Servella ont tous suivi les traces familiales. Après un passage obligé à l'école hôtelière, Pascal et Christophe s'occupent de la restauration et Sylvie de l'hôtellerie. La 4e génération, quant à elle, est encore très jeune, mais tout le monde espère bien la voir reprendre un jour le flambeau… D'autant que rien ne semble vraiment devoir mettre fin à cette belle aventure. Les inondations de l'année dernière, par exemple, n'ont pas touché le restaurant et se sont produites lorsque les structures d'hébergement étaient fermées. Bilan : une rénovation sans aucune perte d'activité !
Mieux, les Servella ont décidé d'ouvrir dans quelques mois, un second Servotel à Saint-Isidore, d'une capacité de 89 chambres et de 200 places de restaurant. C'est donc en toute quiétude que la famille attend de fêter son premier centenaire d'activité…
 
|